Aux branches du verger, nos habits sont pendus
Et sur l'herbe roussie, deux garçons étendus
Dorment.
Ils nous figurent et nous mettent au présent
D'une histoire fomentée par toi,
Pour toi,
Contre moi.
Les ordres sacrés me devancent et vers eux,
Poussé par le coeur, retenu par la chair,
Tu t'avances.
Tu t'éparpilles et pilles
Aux coeurs d'enfants prodigues
Envers toi.
Tu puises et t'épuises, te déçois.
Mais,
Vois, je demeure et t'attends.
samedi 5 juin 2010
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